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Justice et Paix | 01.09.2017

La commission nationale suisse Justice et Paix explique les raisons éthiques et sociales de son OUI à la réforme de la prévoyance vieillesse 2020.


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SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | Communiqué de presse | 01.05.2011

Un grand annonciateur de la foi chrétienne

Les évêques suisses expriment leur joie face à la béatification du pape Jean-Paul II

Les évêques suisses sont heureux de la béatification du pape Jean-Paul II. Ils remercient les fidèles qui se sont rendus à Rome pour les célébrations ou qui, en ce dimanche, ont vécu l’événement en Suisse à travers de nombreuses cérémonies, à la télévision ou par des prières personnelles. Jean-Paul II a non seulement marqué une époque et écrit l´histoire du monde, mais il agit encore à ce jour de manière bienfaisante comme un modèle et une aide pour les hommes – en Suisse également.

Durant son pontificat, le pape Jean-Paul II a mené l´Eglise vers le troisième millénaire. Il a réformé le ministère de Pierre et l’a mené avec force dans le monde. Avec un grand effet en Suisse également. Après l’attentat du 13 mai 1981 qui lui avait empêché une première visite, Jean-Paul II s’est rendu en Suisse pour la première fois en 1984. A l’époque, il a alors décrit ce voyage comme «un pèlerinage au cœur du peuple de Dieu qui vit dans les plus belles montagnes d’Europe et dans le nord des Alpes ».

Il s’est rendu à Zurich, Lugano, Genève, Fribourg, Berne, Flüeli, Einsiedeln, Lucerne et Sion. Un lien particulier unit le bienheureux pape et le saint patron de la Suisse, Nicolas de Flue. Après sa visite à Flüeli, Jean-Paul II a expliqué qu´il avait été profondément impressionné par la vocation de saint Nicolas de Flue. Celui-ci avait pris l´Evangile au mot et renoncé à tout : sa femme, ses enfants, sa maison, ses champs. Avec le consentement de son épouse Dorothée, Nicolas de Flue s´était retiré au Ranft. Il y avait vécu comme un ermite, dans le jeûne total et la stricte pénitence.

Saint Nicolas était en même temps un personnage influent en Suisse à cette époque. Il a été pour son pays un conciliateur et un promoteur de la paix. Des conditions sur lesquelles s’est construite la Suisse jusqu’à nos jours. Dans ce contexte, le pape Jean-Paul II a loué l´attachement de la Suisse à la liberté, la tolérance, la neutralité et la paix au niveau national et mondial, ainsi que la coopération entre la Suisse et le Saint-Siège dans le domaine humanitaire au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Le voyage du pape en 1984 a mis l’accent sur le dialogue de l´Église catholique, tant interne qu’externe. La rencontre œcuménique avec les représentants protestants et orthodoxes demeure aujourd’hui encore dans les mémoires, tout comme les rencontres avec la Communauté de travail des Eglises chrétiennes en Suisse (CTEC) et le Conseil œcuménique des Eglises à Genève. Le voyage a eu lieu 500 ans après la naissance de Zwingli et 475 ans après celle de Calvin. Jean-Paul II a décrit la Suisse comme le deuxième pays de la Réforme après l’Allemagne.

Le pape Jean-Paul II a mené son avant-dernier voyage à l’étranger les 5 et 6 juin 2004 à Berne, où il a rencontré les jeunes catholiques de Suisse. Le pontife, déjà fortement atteint par la maladie, voulait absolument encore réaliser ce voyage. Un journal à grand tirage titrait : « Le nouveau miracle de Berne ». D´autres journaux se sont mis à la recherche du « secret du vieil homme », qui attirait 14´000 jeunes à la patinoire de Berne et 70’000 fidèles pour la Sainte Messe à l’Allmend à Berne. C’était la vitalité de la foi dans le corps frêle du Saint-Père qui attirait tant de gens et qui renforçait leur foi. Ainsi le pape Jean-Paul II s’est révélé être un grand annonciateur de la foi, même à la fin de sa vie, lorsque l’usage de la parole lui fit défaut.

Fribourg/Sion, le 1er mai 2011

Mgr Norbert Brunner
Président de la Conférence des évêques suisses