Assomption de la bienheureuse Vierge Marie

Fixée au 15 août depuis le VIe siècle, la solennité de l’Assomption de la bienheureuse Vierge Marie commémore sa mort, sa résurrection et son « élévation » au ciel. Le mot choisi pour approcher ce mystère est celui d’« assomption », et non d’« ascension ». Si le Christ est « monté » au ciel, la bienheureuse Marie y est « élevée », montrant que cette élévation est l’initiative de Dieu dans une vie dont la charité n’a eu de cesse de s’intensifier.

La préface de la Prière eucharistique du jour dit de Marie qu’elle est « le commencement et l’image de ce que deviendra ton Église en sa plénitude, elle est signe d’espérance et source de réconfort pour ton peuple encore en chemin ».

Cette fête ouvre les baptisés au mystère de leur « élévation », c’est-à-dire de leur participation à la vie divine : déjà dans les sacrements de Pâques (baptême, confirmation et eucharistie) dont ils vivent chaque jour, puis au jour de leur mort, passage vers le Père. Cette fête est également un appel pour toute l’Église à être signe d’espérance et source de réconfort à la suite de Marie et à son intercession.

Enfin, l’antienne de la communion de la messe cite un verset du Magnificat : « Tous les âges me diront bienheureuse : le Puissant fit pour moi des merveilles », forte invitation à discerner les merveilles de Dieu dans la vie de l’Église, la vie du monde et la vie personnelle.

Fr. Jean Bosco Devaux, Centre Romand de Pastorale Liturgique