SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | 08.09.2017

Message de la Conférence des évêques suisses à l’adresse des agents pastoraux, prêtres, diacres et laïcs


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12.06.2007

Appel pour le Dimanche et le Sabbat des réfugiés, les 16 et 17 juin 2007

«Stop exclusion», tel est le slogan du Dimanche et du Sabbat des réfugiés de cette année

Petimat Tschontigowa est venue de Tchétchénie en Suisse en 2004. Depuis, elle vit dans le centre pour requé-rants d’asile de Grafenried. Elle souffre toujours des blessures qu’elle a subies pendant la guerre ; elle ne peut plus marcher normalement. « Je me sens très seule », dit-elle « comme dans une prison. Ici, je ne connais per-sonne. »

Nombreux sont les réfugiés, migrants et migrantes en Suisse qui partagent le destin de Petimat. Notre société leur est étrangère. Ils parlent une autre langue, leur couleur de peau est parfois différente, ils ont grandi dans une autre culture et pratiquent une autre religion.

Nombreux sont ceux qui ont vécu des atrocités dans leur pays d’origine. La marginalisation sociale et économique est synonyme de solitude. Bien que les réfugiés habitent ici, ils ne se sentent pas à l’aise dans leur nouvelle patrie et ils ont perdu celle qui était la leur.

La Suisse veut protéger les personnes persécutées. C’est une des dispositions de la loi sur l’asile. L’intégration des réfugiés, mais aussi des étrangers qui vivent et travaillent dans notre pays, concerne chaque citoyenne et chaque ci-toyen. L’intégration est un processus réciproque qui demande aussi bien la volonté des étrangers qu’un esprit d’ouverture de notre part, Suissesses et Suisses.

En tant que Chrétiens et Juifs, nous sommes appelés à nous engager, afin que les personnes qui cherchent une protec-tion dans notre pays ne restent pas seules et isolées, mais trouvent leur place dans notre société et arrivent à gagner elles-mêmes leur vie. Il nous est possible de surmonter nos peurs et préjugés si nous nous familiarisons avec les cultu-res étrangères et allons à la rencontre des personnes qui ont besoin de notre soutien.

La communauté juive et les Églises poursuivent leur engagement pour que la tradition humanitaire de notre pays soit conservée, pour que les personnes en situation précaire ne soient pas marginalisées et pour que l’intégration soit amé-liorée de manière significative. Il est de notre devoir de veiller à ce que ces engagements ne restent pas lettre morte. La suppression de l’aide sociale pour requérants d’asile non admis ne doit pas mener à une marginalisation inhumaine.

Le Dimanche et le Sabbat des réfugiés nous rappellent que de nombreuses personnes qui vivent en Suisse ont besoin de notre protection. En tant que communautés religieuses nous pouvons faciliter l’intégration en nos lieux.

Fédération des Églises protestantes de Suisse
Thomas Wipf, pasteur, président du Conseil

Conférence des évêques suisses
Mgr Kurt Koch

Église catholique-chrétienne de Suisse
Évêque Fritz-René Müller

Fédération suisse des communautés israélites
Prof. Dr. Alfred Donath