SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | 31.07.2017

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SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | 28.06.2017

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SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | 01.06.2017

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Syrische Familie auf der Flucht in Jordanien. Foto: Alessio Romenzi

SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | Communiqué de presse | 16.07.2014

Le drame des réfugiés en Syrie

Prise de position de Mgr Markus Büchel, président de la Conférence des évêques suisses et évêque de St-Gall

La guerre en Syrie a provoqué une tragédie d’une ampleur inimaginable en matière de réfugiés : neuf millions de personnes ont pris la fuite vers les pays voisins de la Syrie ou à l’intérieur du pays. Tous ont un besoin urgent d’aide humanitaire. C’est de loin le drame le plus important au monde depuis 20 ans dans ce domaine.

La Suisse a déjà apporté une contribution – par le biais de l’aide humanitaire de la Confédération ou par le biais des oeuvres caritatives que les citoyennes et citoyens suisses soutiennent généreusement. Les œuvres caritatives catholiques comme Caritas ou Aide à l’Eglise en détresse connaissent l’importance de ce soutien. Au vu de l’aggravation de la situation, il faut faire cependant plus.

Concrètement, la Confédération devrait augmenter fortement l’aide humanitaire annoncée pour 2014. Nous proposons, sur conseil de nos experts, que celle-ci passe de 30 millions à 100 millions de francs. Cette augmentation est indispensable au vu de la misère des réfugiés. Elle est aussi indispensable au vu de la tradition humanitaire suisse que nous revendiquons. Et, enfin, elle est indispensable au vu du consensus politique existant sur le fait que la meilleure aide aux réfugiés se fait sur place.

En tant que membre de l’ONU, la Suisse doit s’engager résolument à faire cesser le massacre de la population civile et à obtenir l’accès des organisations caritatives aux personnes en détresse. La Suisse doit tout faire pour que cette catastrophe humanitaire cesse. 

La Suisse devrait également faire preuve de plus de générosité pour les Syriennes et les Syriens que la guerre a chassés du pays. Elle entend accueillir, durant ces trois prochaines années, un contingent total de 500 réfugiés, essentiellement des femmes, des enfants ainsi que des personnes handicapées et âgées. C’est très peu. Le HCR, l’œuvre d’aide aux réfugiés des Nations Unies, a prié la communauté internationale d’admettre 100'000 réfugiés en provenance de la Syrie. Nous soutenons la proposition de Caritas que la Suisse accepte d’accueillir jusqu’en 2016 au moins 5'000 réfugiés syriens.

Je suis convaincu que la population suisse est prête à soutenir l’accueil de plus nombreux réfugiés syriens. Un exemple de mon diocèse de St-Gall : annonce a été faite la semaine dernière que soixante réfugiés syriens sont actuellement pris en charge dans les locaux du gymnase Marienburg de la Société du Verbe-Divin, récemment fermé. C’est l’association des présidents des communes de St-Gall qui assure cette prise en charge. Voici un bel exemple de collaboration entre les forces ecclésiales, étatiques et civiles, indispensable dans de telles crises.