SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | 08.09.2017

Assemblée de la Conférence des évêques suisses (CES) à St. Niklausen


SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | 06.09.2017

5e session de discussions entre l’Organisation pour la culture et les relations de l’Islam et la Commission pour le Dialogue avec les Musulmans de la Conférence des évêques suisses du 26 au 31 août 2017 en Iran.


Justice et Paix | 01.09.2017

La commission nationale suisse Justice et Paix explique les raisons éthiques et sociales de son OUI à la réforme de la prévoyance vieillesse 2020.


SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | 31.07.2017

Message vidéo du 1er août, premier acte du pèlerinage au Flüeli Ranft


SBK-CES-CVS Conférence des évêques suisses | 05.07.2017

Synode sur la Jeunesse 2018


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Canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II

27.04.2014

A propos des canonisations à Rome

Aujourd’hui, dimanche 27 avril 2014, nous sommes unis d’une façon toute particulière à l’Eglise universelle en fête à Rome. Deux grands papes sont canonisés par le Pape François.

Jean XXIII a ouvert en 1962 le Concile Vatican II, à la surprise de beaucoup. Je garde de lui l’image d’un pasteur et d’un diplomate de l’Eglise. Je suis très reconnaissant au « Pape du Concile » d’avoir eu le courage d’ouvrir cette voie importante. Le Pape François décrit très justement le Concile comme « un jalon de l’Eglise du 20e siècle et un phare pour l’avenir ». Jean XXIII voulait conduire l’Eglise dans « le monde d’aujourd’hui », elle ne devait plus être perçue comme le reliquat d’une époque révolue depuis longtemps. J’étais, à ce moment-là, au gymnase Marienburg de la Société du Verbe-Divin et j’étais suspendu aux événements de Rome. La communauté acheta son premier téléviseur tout exprès pour l’ouverture du Concile. Jean XXIII était décrit par les gens qui le rencontraient comme un « pape bon et cordial » - beaucoup l’appellent encore en Italie « papa buono ». Sa personnalité me rappelle fortement aujourd’hui celle du pape François.

Jean-Paul II a joué en tant que pape polonais un rôle essentiel à une époque où le rideau de fer s’effilochait de plus en plus. Son engagement en faveur de la paix et du dialogue a été éminemment important pour les pays d’Europe de l’Est. Au cours de ses plus de 100 voyages à l’étranger, il s’est engagé à l’échelle mondiale pour la paix entre les nations et les religions. Je me souviens, par exemple, qu’il est le premier pape de l’histoire à être entré dans une synagogue, posant par là un geste important de réconciliation avec le judaïsme. Père du mouvement des journées mondiales de la jeunesse, il avait le don de montrer aux jeunes catholiques un chemin de foi plein d’espérance et de joie. Sur le plan de la politique interne, Jean-Paul II ramena cependant, durant les 26 ans de son pontificat, l’Eglise à des structures plutôt centralisatrices, il passait pour conservateur, deux éléments qui soulevèrent régulièrement la critique. Le Pape Jean-Paul II regagna en considération dans ses dernières années de vie et de souffrance, précisément parce qu’il était âgé et malade. Il montrait de manière impressionnante que les personnes âgées et malades pouvaient, elles aussi, remplir des fonctions importantes dans notre société et conserver leur dignité.

Que ces deux grands papes qui sont canonisés aujourd’hui intercèdent pour une Eglise qui reconnaisse toujours les signes du temps, s’engage pour le monde et soit le témoin de l’Evangile comme énergie déterminante pour l’avenir.

+Markus Büchel, Evêque de St-Gall